Ça sent la fin, ça le sentais depuis le début.

Je peux pas dire que j'ai toujours été sincère, parce que ça aurait été nul à lire. Et à écrire en fait. Je changeais des mots et des émotions par des événements hors du commun, sans vraiment savoir si j'y étais ou si je rêvais d'y être. Je crois qu'à force de manquer de sommeil, j'ai fini par dormir éveillée, par rêver en étant consciente.

Il y a tellement de changements en ce moment que je peine à rester à la surface, j'ai peur de me noyer. Des gens partent et d'autres arrivent, je dois choisir et c'est bien là mon malheur. Pourquoi fêter un départ? C'est sensé être triste, selon moi. Parce qu'on perd quelqu'un qu'on aime sans savoir si un jour on va se revoir. Il peut se passer tellement de choses, lorsqu'on est séparé par des kilomètres et des kilomètres. Et même, par un océan plutôt froid.

Et ceux qui entrent, on sait même pas si ce qu'on fait c'est bien, si on a raison ou tort, si on a une chance. On risque gros pour peu? Non, moi j'aime mieux risquer beaucoup, mais avoir la chance de gagner autant sinon plus. Et puis, j'aimerais y croire, en fait j'y crois, mais c'est con et je suis comme ça, je peux pas m'empêcher d'avoir des doutes et de rester surplace. Je suis pas la championne, j'ai pas la vérité absolue dans cette situation. Je sais rien et j'apprends, j'aimerais ça que tu me montres. Je sais que je me répète, mais les événements se sont précipités, et puis, c'est tellement pareil que c'en est différent du début à la fin.

Je me retourne et je me rends compte que le monde a repris son rythme. C'est plus seulement toi et moi, c'est rendu beaucoup plus complexe. J'ai des envies de nous qui trahissent ma solitude d'avant, mais j'ai quand même besoin de cet espace qui nous sépare. Par-dessus tout, j'ai besoin de temps. Mais j'aimerais qu'il passe plus vite que ce qu'il fait aujourd'hui.

J'ai pas envie de renommer mon ciel, parce qu'il signifie une amitié perdue. Sous lui, j'observe nos rires et ça me rappelle combien c'était magique. Et puis, le soleil se lève et tout change. J'ai envie d'aimer, parce que j'ai eu assez d'amis pour les prochaines années à venir. J'ai envie de cette chaleur sur ma peau, de me voir heureuse à travers tes yeux.


J'ai confié mes inquiétudes à une drôle de galaxie, et elle m'a sourit. Parfois, c'est mieux que de parler.
Ça sent la fin, ça le sentais depuis le début.

# Posté le samedi 05 juillet 2008 17:17

Depuis quand c'est canadien, skyblog? Je crois que mes jours sont comptés.

Depuis quand c'est canadien, skyblog? Je crois que mes jours sont comptés.
C'est peut-être parce que j'ai acheté un short dont la taille m'a fait peur, ou simplement parce que je suis assise sur une chaise avec le dossier humide, mais ce soir ça craint et je suis terrifiée.

à 5 ans je ne me souciais pas de n'avoir aucun souvenir de ma naissance. À 12 ans, je trouvais ça drôle d'avoir oublié mon entrée au primaire. Mais, à 17 ans, de ne pouvoir me rappeller de chaque moment, ça me donne envie de pleurer. De pleurer chaque instant dont je ne me rappelle pas.

C'est nouveau pour moi, de tourner le coin de la rue et d'espérer un visage, toujours le même. De pouvoir reprendre une conversation tant de fois coupée, parce qu'elle ne s'est jamais vraiment produite. D'imaginer chaque fois que c'est toi au lieu de tous ces gens. Et puis, d'avoir la chance de t'écouter me raconter l'amour.

Je ne serai jamais présidente des États-Unis, je ne recevrai jamais de prix Nobel. Peut-être un jour écrirai-je un livre, mais je n'enregistrerai jamais de chansons qui seront classées numéro 1.

Mais est-ce que, dans une semaine, dans un mois, dans 10 ans, est-ce que tu seras encore là? Parce que le temps passe, les gens changent, le monde aussi. Tout devient trop dangereux, trop technologique, et puis, plus rien n'existe vraiment. Si en ce moment t'es mon seul espoir, plus tard il en sera quoi?

J'ai des idées en tête, de textes écrits dans des lieux publics, où tout le monde pourrait découvrir qui nous étions, ou plutôt, comment je nous imaginais. J'ai ces idées en tête, et je sais que je n'aurai jamais le courage de les réaliser, parce que sincèrement, à qui ça importe de savoir que j'ai changé mon monde entier pour que tu puisses t'y installer.

Aujourd'hui je ne fais plus confiance aux gens qui m'entourent. Mais j'aime bien ce que je suis.

Je suis ce que tu m'as apporté.
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# Posté le lundi 23 juin 2008 19:19

We call it 'My mind is so fucked up, I can't sleep.' I wish you'd call.

Je suis souvent en amour, en fait je le suis toujours, et la plupart du temps, ces gens sont beaucoup trop âgés. Alors j'essaie de changer un peu, de gagner en maturité. Mais les gens de mon âge se mettent à me détester.
C'est difficile.


Ce n'est pas que la nuit est froide, mais j'aimerais pouvoir revenir sous les couvertures avec ma chemise, espérer que le temps se stoppe quelques moments. Je voudrais parler de mes craintes, de ces jours qui passent si vite, me rapprochant d'un avenir terrifiant. Je désirerais te rassurer sur cet avenir, te promettre qu'il sera incroyable. Et alors, le piano de Mancini pourrait corroborer mes paroles. Avec les nuages, nos inquiétudes s'en iraient un peu plus loin. Nous serions confortables. Nous serions en paix, en amour.


Cette semaine qui s'accélère, elle finira mais nous continuerons, c'est un peu comme un enterrement. Mais c'est surtout douloureux. Parce que mon genou me fait mal, mais beaucoup moins que chaque heure qui s'en va. Parce que les ecchymoses sur mes jambes sont toutes magnifiques, mille souvenirs qui me font sourire, un midi, du soleil et un frisbee.


Merci à vous, vous me faites imploser de joie.
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# Posté le jeudi 12 juin 2008 19:49

Enfin, le titre est quand même ici...

Je m'efforce de ponctuer tout ça de manière cohérente, parce que là je le sens pas, je vis un peu zombi. Je vois gris et vert, j'ai du mal à articuler, sans parler de coordination. J'aime, et j'en suis consciente.

En fait, depuis des semaines, c'est comme si je marchais ailleurs, dans l'espace temps. Je suis rapide, les gens sont lents, ils me bloquent le passage. Mais la vue est belle, les planètes, les étoiles, c'est le primaire et les sorties à Montréal, le Planétarium.

Je marche et je compte les galaxies; maintenant, elles portent toutes ton nom. J'ai semé un peu de toi et y a eu comme une explosion, ça m'a projeté encore plus loin. Alors j'ai semé un peu de nous et le résultat était beau et sentait bon.

Nul besoin de préciser que j'étais perdue, mais chaque fois je te croisais, tu marchais lentement, c'était bien plus magnifique que tous les autres. Est-ce que tu m'as aperçue? Je souriais probablement bêtement, je sais, mais c'est comme ça non? Et puis, je gage que tu étais pire que moi.

En fait, j'écris pire, je veux dire mieux. J'ai entendu qu'on devait taquiner ceux qu'on aime, n'est-ce pas? C'est drôle, j'y arrive pas, non, tout simplement pas. Quand j'suis à tes côtés, moi j'arrive même pas à parler, je me trompe et les mots sont entremêlés. Alors tu m'aides, tu ris et tu respires calmement, comme le vent dans mes cheveux sur le bord de la plage. Tu prends chaque syllabe, chaque expression. Tu mets tes lunettes et tu tentes de comprendre. Tu ne devrais pas, mais c'est tellement mieux ainsi. Parce que moi aussi je parviens à me comprendre, quand tu m'expliques.

J'aimerais beaucoup qu'il n'y ait pas de fautes, parce que tu mérites les plus belles lettres. Mais dis-toi que s'il y a un accrochage, c'est que la correction était trop intimidé pour se présenter.

Et puis, je dois te laisser, j'ai des galaxies à arroser. Et j'aimerais que pour ton anniversaire, elles soient toutes en fleurs.
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# Posté le mardi 03 juin 2008 22:02

Modifié le jeudi 12 juin 2008 19:31

Mon but c'était de toujours avoir plus d'articles que de commentaires. C'était il y a longtemps.

Come over here lady, let me wipe your tears away, mais personne ne le feras jamais. Est-ce que tu vas te résoudre à le dire, à le hurler, à enfin avoir ce que t'aimerais tant avoir? Non je le ferai pas. Parce que je veux pas, parce que j'aime pas, parce que j'suis pas de ce genre là.

Parce que j'en ai rien à foutre, ou plutôt tout, du réconfort humain.

Mais ça ne se peut pas, que je sois simplement comme ça, il doit y avoir une raison, un problème, mais surtout, n'y a-t-il aucune solution à ces sautes d'humeurs désargéables? Parce que, j'ai beau dire des salades, est-ce qu'après tout ce ne serait pas anormal que Dieu ne cesse de s'acharner comme ça sur moi? Et puis, pas d'athées, ce soir, c'est vous et moi, avec un monde entier entre nous.

Oui, un monde entier de paroles, d'expériences, mais de vision aussi, parce qu'avec les lunettes de ce hiboux, tout allait toujours bien. Mais voilà, j'ai changé, ma vue a baissé ainsi que mes attentes, plutôt dire que je n'en ai plus aucune (en ai-je déjà eu?!) Alors oui, je vous questionne, à savoir, qui suis-je?

Pour certain, je ne suis qu'un petit être franchement heureux et sans soucis qui se promène entre le bureau de Marthe et les toilettes. La vessie, le cerveau et la blague, ce serait mon monde, jamais l'orage.

Pour d'autres je suis incompréhensible, et puis ils n'essaient même pas de comprendre de toute façon. Je suis détestable, agressante, mes gestes les plus anodins semblent pire qu'un holocauste.

Et y a ceux-là, ceux qui m'aiment bien, enfin je crois, et qui font que malgré les apparences, il me reste encore un petit sourire en tête. C'est l'oiseau sur le billet, l'ordinateur compliqué et tout les autres, enfants et adultes. Ce serait une colonie de vacances bien à nous, où le déjeuner se compose d'histoires farfelues, d'éclats de rire et de nutella.

Mais on revient au thème, à l'histoire, la laveuse/sécheuse version point com (Je n'ai jamais saisi ces histoires de récit) . Qui suis-je? Je suis bien celle dont la vie alterne entre cerveau et vessie, la détestable, l'adorable, la charmante? Ou alors je ne suis rien, un peu trop de hanches, de doutes et de déceptions?

Et si après tout j'étais tout ça? Mais ce serait beaucoup trop, personne n'est naturellement constitué de façon à accueillir tant d'indécisions, ce serait se condamner à l'implosion. Non, je dois donc faire un choix. Un choix oui... Si seulement je savais comment.

Parce qu'en prenant un peux de recul, je ne retiens jamais grand chose de ces anecdotes, sinon que j'ai un don pour me coller sur un être nommé ''embarras'' et parfois sur son demi-frère, ''humiliation''. Mais je n'en ai rien à faire, parce que Camille Lajeunesse Tougas, groupe 501 est simplement fantastique, extraordinnaire, et elle peut séduire tout le monde! Ou presque.

Oui, presque tout le monde, parce que sinon elle ne ferait pas tant d'histoire pour une petite déprime non? Elle n'irait pas le crier sans cesse sur son blog dont tout le monde se fout, on en imprime les pages pour mieux isoler ses murs, pour faire des avions, pour faire des feux, des feux où l'on mange des enfants en serrant fort contre soit de belles guimauves. Mais je fais des histoires pour tout, pour ma vie comme pour la vôtre, pour la maison, le travail et, souvent, pour Hitler. C'est bien simple, ma vie est une histoire et parfois il m'arrive des faits réels.

L'autre jour, je sors de mon sanctuaire (toilettes) et croisant la chimiste, je sors mon image de femme mystérieuse. ''-Ça va? -Des fois.'' C'était beau oui, bien sorti, puis on a finit le couloir en silence, parce que Martine était en examen. J'aurais aimé un long couloir et plus de solitude, parler seule comme une tête en l'air, ne me répondre qu'en allemand, feindre que je ne comprends rien alors que je sais très bien que damnations éternelles m'attendent.

Parfois je dis des choses si belles, si drôles, que je m'égarre, je n'y crois pas, ce doit être quelqu'un d'autre qui a pris ma place. C'est la même chose avec l'amour, si j'en donne si peu, c'est parce que je me sais imprévisible, je passe de l'obsession à la répulsion d'une minute à l'autre. Je n'ai pas de coeur, seulement une tumeur dans un broyeur qui ne cesse de s'écraser en bouillie, une bouillie salée et difficile à comprendre. C'est pour ça que je vais chercher autant de sel le midi, j'aimerais parvenir à assécher mes glandes lacrymales, plus jamais de larmes, seulement une matière aqueuse très salée dans mes yeux.

Et puis l'amour oui, c'est quoi pour moi? Si j'écoutais Charlotte, je dirais que le véritable amour c'est peut-être simplement vous lorsqu'on parle ensemble de n'importe quoi et qu'on a pas envie que ça se termine ou lorsqu'on sait que cet après-midi là serait idéal pour aller se baigner. Mais on a pas de transport ni de courage, et pour être franche, c'est pas tant la piscine que de simplement partir comme ça qui m'attire. C'est comme aller chercher son manuel d'économie et se demander pour on irait pas se promener au lieu de retourner en classe.

Mais on y retourne quand même, j'y retourne quand même. J'ai tellement peur de me faire chicaner! Ce serait horrible de décevoir ces gens-là, qui sont si beaux dans leurs habits de personnages importants à la vie parfaite. J'ai tellement peur, oui, j'ai tellement peur.

J'ai tellement peur que je carbure à la peur, au moins c'est une énergie propre... À la base, parce que moi, ça me donne des maux de ventre et de coeur.
Mon but c'était de toujours avoir plus d'articles que de commentaires. C'était il y a longtemps.
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# Posté le mardi 27 mai 2008 17:50

Modifié le mercredi 28 mai 2008 17:22