Come over here lady, let me wipe your tears away, mais personne ne le feras jamais. Est-ce que tu vas te résoudre à le dire, à le hurler, à enfin avoir ce que t'aimerais tant avoir? Non je le ferai pas. Parce que je veux pas, parce que j'aime pas, parce que j'suis pas de ce genre là.
Parce que j'en ai rien à foutre, ou plutôt tout, du réconfort humain.
Mais ça ne se peut pas, que je sois simplement comme ça, il doit y avoir une raison, un problème, mais surtout, n'y a-t-il aucune solution à ces sautes d'humeurs désargéables? Parce que, j'ai beau dire des salades, est-ce qu'après tout ce ne serait pas anormal que Dieu ne cesse de s'acharner comme ça sur moi? Et puis, pas d'athées, ce soir, c'est vous et moi, avec un monde entier entre nous.
Oui, un monde entier de paroles, d'expériences, mais de vision aussi, parce qu'avec les lunettes de ce hiboux, tout allait toujours bien. Mais voilà, j'ai changé, ma vue a baissé ainsi que mes attentes, plutôt dire que je n'en ai plus aucune (en ai-je déjà eu?!) Alors oui, je vous questionne, à savoir, qui suis-je?
Pour certain, je ne suis qu'un petit être franchement heureux et sans soucis qui se promène entre le bureau de Marthe et les toilettes. La vessie, le cerveau et la blague, ce serait mon monde, jamais l'orage.
Pour d'autres je suis incompréhensible, et puis ils n'essaient même pas de comprendre de toute façon. Je suis détestable, agressante, mes gestes les plus anodins semblent pire qu'un holocauste.
Et y a ceux-là, ceux qui m'aiment bien, enfin je crois, et qui font que malgré les apparences, il me reste encore un petit sourire en tête. C'est l'oiseau sur le billet, l'ordinateur compliqué et tout les autres, enfants et adultes. Ce serait une colonie de vacances bien à nous, où le déjeuner se compose d'histoires farfelues, d'éclats de rire et de nutella.
Mais on revient au thème, à l'histoire, la laveuse/sécheuse version point com (Je n'ai jamais saisi ces histoires de récit) . Qui suis-je? Je suis bien celle dont la vie alterne entre cerveau et vessie, la détestable, l'adorable, la charmante? Ou alors je ne suis rien, un peu trop de hanches, de doutes et de déceptions?
Et si après tout j'étais tout ça? Mais ce serait beaucoup trop, personne n'est naturellement constitué de façon à accueillir tant d'indécisions, ce serait se condamner à l'implosion. Non, je dois donc faire un choix. Un choix oui... Si seulement je savais comment.
Parce qu'en prenant un peux de recul, je ne retiens jamais grand chose de ces anecdotes, sinon que j'ai un don pour me coller sur un être nommé ''embarras'' et parfois sur son demi-frère, ''humiliation''. Mais je n'en ai rien à faire, parce que Camille Lajeunesse Tougas, groupe 501 est simplement fantastique, extraordinnaire, et elle peut séduire tout le monde! Ou presque.
Oui, presque tout le monde, parce que sinon elle ne ferait pas tant d'histoire pour une petite déprime non? Elle n'irait pas le crier sans cesse sur son blog dont tout le monde se fout, on en imprime les pages pour mieux isoler ses murs, pour faire des avions, pour faire des feux, des feux où l'on mange des enfants en serrant fort contre soit de belles guimauves. Mais je fais des histoires pour tout, pour ma vie comme pour la vôtre, pour la maison, le travail et, souvent, pour Hitler. C'est bien simple, ma vie est une histoire et parfois il m'arrive des faits réels.
L'autre jour, je sors de mon sanctuaire (toilettes) et croisant la chimiste, je sors mon image de femme mystérieuse. ''-Ça va? -Des fois.'' C'était beau oui, bien sorti, puis on a finit le couloir en silence, parce que Martine était en examen. J'aurais aimé un long couloir et plus de solitude, parler seule comme une tête en l'air, ne me répondre qu'en allemand, feindre que je ne comprends rien alors que je sais très bien que damnations éternelles m'attendent.
Parfois je dis des choses si belles, si drôles, que je m'égarre, je n'y crois pas, ce doit être quelqu'un d'autre qui a pris ma place. C'est la même chose avec l'amour, si j'en donne si peu, c'est parce que je me sais imprévisible, je passe de l'obsession à la répulsion d'une minute à l'autre. Je n'ai pas de coeur, seulement une tumeur dans un broyeur qui ne cesse de s'écraser en bouillie, une bouillie salée et difficile à comprendre. C'est pour ça que je vais chercher autant de sel le midi, j'aimerais parvenir à assécher mes glandes lacrymales, plus jamais de larmes, seulement une matière aqueuse très salée dans mes yeux.
Et puis l'amour oui, c'est quoi pour moi? Si j'écoutais Charlotte, je dirais que le véritable amour c'est peut-être simplement vous lorsqu'on parle ensemble de n'importe quoi et qu'on a pas envie que ça se termine ou lorsqu'on sait que cet après-midi là serait idéal pour aller se baigner. Mais on a pas de transport ni de courage, et pour être franche, c'est pas tant la piscine que de simplement partir comme ça qui m'attire. C'est comme aller chercher son manuel d'économie et se demander pour on irait pas se promener au lieu de retourner en classe.
Mais on y retourne quand même, j'y retourne quand même. J'ai tellement peur de me faire chicaner! Ce serait horrible de décevoir ces gens-là, qui sont si beaux dans leurs habits de personnages importants à la vie parfaite. J'ai tellement peur, oui, j'ai tellement peur.
J'ai tellement peur que je carbure à la peur, au moins c'est une énergie propre... À la base, parce que moi, ça me donne des maux de ventre et de coeur.